Souliers de course, talons hauts et rollerblade !

Par Valérie du blogue Souliers de courses et talons hauts – Il y a de ces situations où l’on a le choix d’en rire ou d’en pleurer. Cette fois, j’ai choisi la première option parce que la vie est bien plus légère, vue sous cet angle ! N’étant absolument pas une sportive naturelle, et y ayant fait mes débuts vers l’âge de 30 ans, il semble y avoir certains réflexes qui m’échappent encore. C’est probablement ce qui explique, en grande partie, le genre d’aventure qui m’arrive, pourtant encore tellement souvent…

En talons hauts

Je quitte le bureau à 13 h, en petite robe et en talons hauts, pour me rendre directement à ma 2e maison, c’est-à-dire au gym chez FXV Performances. Je me rends compte, en y arrivant, que j’ai laissé mes souliers de course chouchous à la maison. Bah ! Ce n’est pas plus grave ; c’est la journée « upper body ». Je m’entraînerai en pieds de bas, voilà tout. C’est une journée chaude et particulièrement collante. Vous savez, ce genre d’après-midi où l’humidité fait plus que frisotter vos cheveux : elle les fait plaquer partout où ils se posent sur votre corps…

Puisque j’avais prévu une séance de rollerblade en sortant de là, je n’ai absolument rien du nécessaire pour une douche. Alors hors de question même juste d’essayer de remettre « mes vêtements de p’tite madame de bureau ». Je comprends par contre que ceci implique que je devrai rentrer chez moi vêtue de mes habits sportifs… et de mes talons hauts : un chic fou !

Mais ça produit son effet : un sourire en coin s’installe sur mes lèvres. Je monte ainsi accoutrée dans mon camion, me disant que dans le fond, who knows ! Je ris toute seule, bien installée derrière le volant, m’amusant à observer le sourcil relevé des quelques conducteurs que je rencontre sur la route, manifestant ainsi leur incompréhension face à ce visage « heureux d’être content » qu’ils croisent…

En rollerblades

J’enfile mes patins sitôt arrivée à la maison, bien décidée à m’offrir une bonne ride, bien méritée. Un trajet à proximité me permet de faire une boucle. Étant encore novice à ce sport, je me dis qu’en l’empruntant, je pourrai rentrer plus facilement, si pépin il y a. Mon objectif : la rouler 2 — fois. Je file donc enfin, accompagnée par Rob Zombie qui me berce les oreilles : je nage dans la plénitude !

Un passant m’arrête. Il cherche une rue. Ça tombe bien : c’est la mienne. Facile de le diriger, dans ce cas. Oups ! J’ai beau demeurer au même endroit depuis 14 ans, je ne connais pas le nom des rues avoisinantes… C’est qu’elles portent toutes des noms à coucher dehors ! J’ai sciemment décidé, il y a déjà longtemps que je ne les apprendrais pas : trop complexe pour la maigre utilisation que j’en ferai. Je connais le chemin, voilà l’important ! Mais ceci est bien peu pratique pour renseigner quelqu’un… non, mais quelle honte ? Je dois m’y prendre par 3 fois avant de lui indiquer comment se rendre à bon port. Il faudrait VRAIMENT que je vois à régler ce handicap bientôt…

En poursuivant mon pèlerinage personnel, maintenant au rythme de Five Finger Death Punch, je remarque alors des cônes installés par la ville, un peu partout. Vous savez ceux que Montréal se plaît à laisser traîner un peu partout dans ses grandes (et aussi moins grandes) artères ? Il en pousse également par chez nous ! Une affiche m’informe qu’à partir d’ici, la piste cyclable est fermée. Ah non, pas aujourd’hui : j’ai décidé de me faire plaisir et j’ai bien l’intention d’aller jusqu’au bout ! Je décide d’ignorer la signalisation et d’emprunter tout le même le passage. Pfff !

Je me félicite finalement de ma décision : les voitures passant de l’autre côté des infâmes triangles orangés. Aucune inquiétude ! La municipalité agit de façon sécuritaire, c’est normal. Mais si j’étais dans le monde merveilleux d’Harry Potter, je les ferais déguerpir moi, ces objets de malheur : débarrassatixx !!! Je croise 2 hommes dans un gros camion de la voirie. Ah génial ! Ils enlèvent ces multiples prismes affreux qui nuisent à mon bonheur, que je me dis.

Je poursuis ma route, concentrée à pousser du talon et à garder mes enjambées longues et constantes. Elle est trop roudoudou ma ville…

En… peine d’avancer !

Je débute mon second tour. Les maudits cônes y sont toujours. Hummm… Ce n’est pas bon signe. Je passe outre, une 2e fois, l’affreux losange indiquant la fermeture de ma « piste de course ». Mais mon égo semble étrangement moins enclin à faire le jarre… Et pour cause ! Une voiture arrive, droit devant moi : nous partageons maintenant la même voie… J’ai le choix : monter sur le trottoir, en roulant, ou me faire estropier ! Malgré les sillons sur l’infrastructure de ciment, je m’exécute, agitant toutefois les bras en tous les sens, question de tenter de me maintenir sur mes 2 jambes.

Je dois avancer prudemment ainsi, à petits « pas », sur cette surface ennemie. Je lève la tête, en quête rapidement d’une rue salvatrice où je pourrai tourner, pour me sortir de cette mauvaise passe. Par chance, elle est tout près ! Je dois traverser le boulevard pour emprunter le chemin qui, je le crois à ce moment, me sauvera l’existence. Je m’engage et passe la 1ere moitié, heureuse de trouver rapidement une solution viable à mon problème. Mais je remarque alors la chaussée, sur la seconde moitié de la rue : l’asphalte a été enlevée. Les travaux, c’est ça !

Et misère : que je rebrousse chemin ou que je traverse, je ne suis pas en meilleure posture. Je décide d’aller de l’avant et de passer par-dessus la texture de planche à laver qui me freine et bloque constamment mes roues, me plaçant constamment en situation de déséquilibre…

Mais c’est alors que je réalise l’erreur MONUMENTALE que je viens de commettre. Empressée de trouver une issue, j’ai agi sous le coup de l’impulsivité (what’s new…) et j’ai choisi d’emprunter une direction idiote. J’ai bien peur que quoi que je fasse, je devrai retraverser le pavé arraché pour rentrer chez moi…
En quête de solutions…

Peut-être que si je longe l’artère, par une rue arrière, j’arriverai au bout de la construction et je pourrai alors me diriger vers la maison, sans souci. J’essaie un premier retour sur la rue maudite, mais c’est trop tôt. Je suis encore devant les multiples objets de couleur orangée, qui gâchent le paysage et la facilité de déplacement des automobilistes. Je rebrousse chemin avec l’espoir que l’unique et seule 2e possibilité qui s’offre à moi me mènera en terrain moins hostile.

Je constate soudainement que je suis à 2 pas de la maison d’un collègue. Pfff ! La vie ne me jouera pas ce sale tour, n’est-ce pas ? Il ne va pas sortir de chez lui à ce moment bien précis, hein ? Mais bien sûr que oui ! Parce que c’est maintenant que son chien a décidé de s’offrir une petite escapade…

Je feins la bonne humeur et le salue en enlevant un écouteur. Évidemment, ce n’est pas le temps de se mettre au babillage. Mes Chronos partent du même côté que moi… Je replace l’accessoire dans mon oreille et essaie de mettre fin à sa course en l’appelant. En véritable bon chien heureux qu’il est, il me saute dessus ! Hey, le gros t’a remarqué que je suis sur des roues, moi ? Apparemment non… Pas le temps de lui mettre la main au collet : il reprend sa course de plus belle ! Et le maudit boulevard, lorsque nous l’atteignons, le chien et moi, n’est pas plus praticable à cet endroit ! Tant pis, je ne suis pas trop en posture pour aider…

Ma destinée semble donc toute tracée : je dois traverser. Et il y aura même un spectateur pour me voir laisser un peu de mon ADN sur le réseau routier… Je me mets ainsi en quête de l’autre rive du boulevard, ENCORE UNE FOIS. J’arrive, étonnamment, en un seul morceau. Je crois alors entendre mon prénom. Effectivement, en me retournant, je comprends que Martin me parle, mais je n’entends pas ses mots. Je suis un peu sous l’adrénaline de mon épopée avec le bitume. Et c’est évidemment à ce moment que mon patin droit choisit de heurter, bien plus tôt que ce à quoi je m’attendais, le bout du trottoir. Et c’est reparti : devant-derrière, je vacille sur moi-même tentant d’éviter la loi de la gravité ! En retrouvant tant bien que mal ma stabilité, je décide que c’en est assez : ce que mon cher ami avait à me dire attendra. Je rentre chez moi… non pas sans observer attentivement le nom des rues !

Depuis cette journée, d’autres savoureuses anecdotes impliquant la pluie, le vent, une voie ferrée, un pont en bois, du paillis de cèdre et des fleurs, en plein parc, pourraient encore vous faire rire et vous faire ainsi passer une bonne dose de stress accumulé, dans votre journée. Riez chers amis, riez : la vie est bien plus agréable ainsi !

Valérie-Énergie !


Site web: https://souliersdecourseettalonshauts.com/

Facebook: https://www.facebook.com/souliersdecourseettalonshauts/ 

Instagram: https://www.instagram.com/souliersdecourseettalonshauts/

Author: maryberluecie

Blogue d'une famille loufoque, amusante, attachante et divertissante, situé dans les Bois-Francs.

Leave a Reply