Tranche de vie de Marise

Par Marise – Bonsoir à tous et à toutes, laissez-moi vous raconter une anecdote, qui je l’espère, en la résumant, pourra traduire les émotions vécues. 

En 84-85, mon amoureux de l’époque et moi avons fait le tour de l’Europe à vélo durant 1 an. Oui, oui, nous roulions environ 100 km par jour. Nous avons traversé la France en y faisant les vendanges, l’Italie, la Yougoslavie, la Grèce où nous y avons cueilli les oranges et y sommes restés 4 mois. Nous avons pris le bateau pour aller faire le tour de la Crête. Sommes allés en Turquie et avons emprunté d’autres chemins, en vélos, pour revenir, car nous ne pouvions traverser le tunnel du Mont Blanc à vélo (qui relis la France et l’Italie), nous avons dû traverser le col du Mont-Cenis à 2081 mètres d’altitude. Sans manteau, ni bottes et encore moins de chaines sous les pneus, nous avons roulé dans les neiges éternelles. Une journée pour atteindre le sommet et environ 1 h à redescendre…

En traversant le nord de l’Italie, nous avons dû nous arrêter, car il y avait tellement de brume, que nous n’arrivions pas à voir notre roue avant, tourner.

Comme le camping sauvage est interdit et que nous savions que nous approchions d’une grande ville (rangée de lumières orangées, elles étaient à peine perceptibles), nous avons opté pour nous arrêter et monter notre tente non loin de la route, autant pour notre sécurité que pour celle des automobilistes, le temps que la brume se dissipe.

Peine perdue ; il était vers 14 h, mais à 21 h, il faisait noir et la brume était encore plus dense. Le sommeil arriva et vers 3 h, j’ai aperçu une lumière intense éclairer la tente. Eh oui ; nous étions découverts.

La pointe d’un fusil ouvrit la fermeture éclair de la tente et 2 policiers italiens se tenaient à l’entrée et nous intimaient l’ordre de sortir. J’avais beau tenter de réveiller mon amoureux, rien n’y fit. Le temps d’enfiler un pantalon et j’étais dehors. Les policiers ont picossé les pieds de mon chum avec la pointe d’un fusil.

Vous auriez dû voir leur visage… Ma douce moitié avait des cheveux blond tire qui lui allaient à la moitié du dos. Ils étaient certains de voir une belle blonde plantureuse sortir de la tente. Quelle ne fut pas leur surprise de le voir se retourner et voir sa grosse barbe rousse.

J’en parle et j’en ris, mais à l’époque ce n’était pas drôle.

Jacques est sorti et m’a rejoint. Nous avons été fouillés et ils nous ont demandé de lever notre tente… Pourquoi ?

Vous vous rappelez la rangée de lumières orangées du début ? Et bien, nous avions monté notre tente à moins d’un kilomètre d’une prison et le « spot » de lumière était celui de la tour de guet. Ils voulaient voir si nous n’étions pas à creuser un tunnel pour aider un prisonnier à s’évader. Unité 9 n’existait pas à l’époque… Loolll

Ils ont accepté qu’on reparte à la première lueur du jour.

Laissez-moi vous dire que je n’ai pas dormi du reste de la nuit, car le « spot » est resté pointé sur notre tente !

J’ai eu la frousse de ma vie !

Merci d’avoir pris le temps de me lire. J’aurais pu écrire un livre… Mdrrr !

Marise

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Author: maryberluecie

Blogue d'une famille loufoque, amusante, attachante et divertissante, situé dans les Bois-Francs.

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